Bandes du Đề Thám

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Ces trois photographies ont été prises avant 1905.
Đề Thám et ses hommes avaient prêté allégeance et soumission au gouvernement en place, qui lui avait accordé le pouvoir sur 22 villages du Yên Thé.
Régnant en maître sur cette région qui lui avait été impartie, Đề Thám y a laissé des traces visuelles : nous disposons ainsi de photos de lui, de ses frères d’armes, mais aussi de sa famille, de ses enfants et de ses petits-enfants.

6212 De tham
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6213 Bande de de tham
6213 Bande de de tham
Tonkin - Yen The Au 1er plan Cai Son, petite fille du Dê Tham Dieulefils R 3341 - #282
Tonkin - Yen The
Au 1er plan Cai Son, petite fille du Dê Tham
Dieulefils R 3341 - #282
dieulefils

À partir des vues de Đề Thám et de sa bande, les photographes — et notamment Dieulefils — ont pu extraire le portrait de ses deux enfants adoptifs : Cẩn Rinh et Ca Huyền.

Mais qui était le de tham

Đề Thám (Hoàng Hoa Thám, 1858–1913), surnommé le « tigre du Yên Thé », est une figure vietnamienne dont la vie, née dans la province de Bắc Giang, reste auréolée de mystère. Héros national a posteriori, il incarna tour à tour, de son vivant, le patriote, le bandit, le pirate ou même le collaborateur colonial — des images contradictoires qui alimentèrent sa légende.
Son destin illustre la « fabrique des héros » : son profil, marqué par le sacrifice, le rôle de médiateur et l’héritage de figures héroïques antérieures, reflète les mentalités et l’histoire culturelle du Việt Nam. Au-delà du politique, il symbolise un concentré des aspirations et des tensions de son époque.
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Claude Gendre, ingénieur et défenseur des cultures identitaires, a découvert en 2004 les archives de son grand-père, un « marsouin » de la coloniale ayant combattu au Tonkin. En publiant son récit autobiographique, Le combat de Dong-Dang, Gendre se lie au destin de son ennemi : Đề Thám, dont il dresse ensuite un portrait passionné, mêlant rigueur historique et approche personnelle.
Son travail, salué par Charles Fourniau (spécialiste du Cần Vương), illustre une histoire vécue comme un lien intime entre l’auteur et son sujet, loin du cadre universitaire traditionnel.
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Đề Thám (Hoàng Hoa Thám, dit Giai Thiêm, vers 1858 – 1913)
Sa naissance, non attestée par les registres, reste auréolée de mystère : la date de 1858, souvent retenue, coïncide symboliquement avec le débarquement français en Annam, comme si son destin était lié à celui de son pays. Ses origines, tout aussi floues, oscillent entre plusieurs récits contradictoires : fils d’un mandarin du Quảng Yên ou d’un manouvrier métis sino-vietnamien et d’une paysanne du Yên Thé, dévorée par un tigre.
Quelle que soit la version, son enfance incarne la violence de l’époque (1860–1890) : un destin brutal, miroir des bouleversements du Bắc Bộ, marqué par la résistance et le sang.

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Đề Thám, comme Hồ Chí Minh, incarne l’héroïsation d’un destin complexe. Son ascension en héros national tient à sa capacité à exemplifier les idéaux politiques de l’époque coloniale, malgré des parcours ambivalents.
Sa légende — récit historique déformé par l’imagination collective — puise dans ses multiples visages : jeune gardien de buffles du Yên Thé, doté de force et d’intelligence, devenu chef de clan redoutable, puis opposant farouche à la France dès que ses intérêts furent menacés. Cette plasticité lui permet de survivre aux retournements de l’histoire, reflétant les ambiguïtés des situations coloniales (Balandier).

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Surnommé le « tigre du Yên Thé », Đề Thám incarne à la fois rebelle et patriote, sa révolte se confondant avec celle du mouvement Cần Vương. Pendant un quart de siècle, il résista, avec une réputation d’invincibilité quasi surnaturelle, à des troupes françaises vingt fois supérieures, personnifiant les « insaisissables pirates » du Tonkin.
Dans la légende coloniale, il devient un « Robin des Bois annamite », héros d’aventure armé d’un Mauser et d’une Winchester, figure des récits militaires et de la littérature impériale. Symbole de résistance, il incarne, pour les Français comme pour les Vietnamiens, l’esprit indomptable du peuple, à l’instar d’un Samory Touré indochinois.

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Issu du peuple — et non de l’aristocratie comme Lê Lợi ou les sœurs Trưng — Đề Thám incarne le héros populaire, paysan en armes luttant contre l’envahisseur, qu’il soit chinois, mongols, chams ou français.
Chef de guérilla autodidacte, il fit du Yên Thé un repaire imprenable, symbolisant la résistance des Lettrés (Cần Vương) tout en préfigurant, par ses méthodes, les luttes modernes (de la Ligue Duy Tân au Việt Minh). Son parcours relie tradition et modernité : entre héritage confucéen et émergence des nationalismes sud-asiatiques (début XXe siècle), il incarne la jonction entre la résistance patriotique et les combats anti-coloniaux, annonçant les trois guerres d’Indochine.
Pour Nguyễn Ái Quốc, son héroïsation (1905–1908) prend un sens particulier : paysan rebelle, il représente l’alternative à une élite mandarinale discréditée, accusée de collaboration. Ainsi, Đề Thám entre au panthéon vietnamien comme figure à la fois traditionnelle et avant-gardiste.

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Figure prolétarienne idéale pour les communistes (bouvier illettré, contrairement aux lettrés du Cần Vương qu’ils rejetaient), Đề Thám incarne le dernier grand résistant militaire avant 1945. Depuis son repaire du Yên Thế (à 60 km de Hà Nội), il défia Lyautey et Galliéni, prouvant ses talents stratégiques. Sa mort en 1913 marqua une trêve apparente : le Vietnam semblait pacifié, mais les soulèvements sporadiques ignorés par les coloniaux annonçaient l’explosion de 1945.
Comme l’avait pressenti J. Guesde dès 1883 : « Vous croyez tenir le Tonkin, c’est lui qui vous tient… jusqu’au jour où il retrouvera sa liberté » — une prophétie vérifiée 80 ans avant Điện Biên Phủ.


Il est des hommes dont le destin est de passer leur vie à entrer dans la postérité. C’est le cas de Giai Thiêm, plus connu sous le nom de Hoàng Hoa Thám ou encore celui du Đề Thám. La naissance même du « tigre du Yên Thâ », dans la province de Bắc Giang, à une centaine de kilomètres au nord-est de Hà Nội – au cœur de la Moyenne région du Bắc Bộ – semble se diluer dans une nébuleuse de conjectures.

La légende nationale s’est emparée de son image, faisant de lui un héros du Việt Nam contemporain. Pourtant, de son vivant, de 1858 à 1913, il revêtit plusieurs visages antithétiques : héros, patriote, bandit, « pirate », « collaborateur du régime colonial », etc. Ces images multiples qui se télescopent pour n’en former finalement qu’une sont caractéristiques de son héroïsation a posteriori.

S’il n’est pas toujours facile de brosser un fidèle portrait du héros, on peut, en revanche, en cerner certaines caractéristiques : la propension au sacrifice, la capacité médiatrice, l’intégration de traits appartenant à des héros antérieurs, l’aptitude à servir des causes parfois contradictoires. Indéniablement Hoàng Hoa Thám est entrée dans ce qu’il convient d’appeler « la fabrique des héros » tant ces caractéristiques lui conviennent. Or, faire l’étude des processus d’héroïsation, c’est remonter le cours de l’histoire des mentalités. Le héros est le reflet de la société dans laquelle il naît et, en dépassant la simple analyse politique, le héros rassemble en lui un concentré d’histoire culturelle.

La biographie de Đề Thám, véritable personnage de cape et d’épée, se lit comme un roman à l’intersection de deux cultures, vietnamienne et française.
Pourquoi ? Simplement parce que Hoàng Hoa Thám a fait plus que croiser le monde colonial. De cette tragédie dont il est l’un des acteurs, il a partagé le destin de ceux le croisèrent dont, en particulier, l’aïeul de son biographe, au tournant du xxe siècle dernier.
Ce dernier, Claude Gendre, n’est pas historien – au sens académique du terme – il en a pourtant utilisé la méthode et y a apporté la passion et, surtout, la finesse de son analyse lui qui, depuis des années, réfléchit à l’altérité d’ici et d’ailleurs. Cet ingénieur s’est en effet engagé de bonne heure dans la défense des langues et cultures identitaires, publiant en 1979 aux éditions Fédrop, École, histoire de France et minorités nationales puis, en 2003, une Histoire de l’olivier en Roussillon (Éd. Trabucaire).
L’année suivante, en retrouvant par hasard les archives de son grand-père, ancien « marsouin » de la coloniale, engagé dans les combats de la « pacification » du Tonkin, Claude Gendre décide d’éditer le récit autobiographique de son aïeul : Le combat de Dong-Dang. C’est ainsi que le destin de Claude Gendre allait rencontrer celui de l’ennemi de son grand-père, le légendaire Đề Thám.
Curieux et ouvert d’esprit, le biographe s’est passionné pour cet homme au parcours et au destin hors du commun et a cherché à en dresser le portrait le plus fidèle possible.
Comme le fait remarquer Charles Fourniau, son enthousiaste préfacier, cette vie du Đề Thám, rendue accessible sous la plume de son biographe, est exemplaire : « il est bon que l’histoire soit écrite de cette manière, non pas comme exercice universitaire mais comme un lien personnel entre celui qui écrit et son sujet » (p. 7). De plus, Charles Fourniau, éminent spécialiste du Cần Vương à qui l’on doit, entre autres, Vietnam. Domination coloniale et résistance nationale 1858-1914 (Les Indes Savantes, 2002) et Le Vietnam que j’ai vu 1960-2000 (Les Indes Savantes, 2003), sait de quoi il parle.

1 Qui aurait été exécuté pour pillage aux alentours de 1873.

2 C’est cette version qui semble la plus crédible. Que son père, connu sous le nom de Phó Quât, soit (...)
3 Pierre Brocheux, 2003, Hô Chi Minh. Du révolutionnaire à l’icône, Paris : Payot, coll. « Biographie (...)

3On sait peu de chose de la naissance de Giai Thiêm, si ce n’est qu’il serait né aux alentours de 1858. La date elle-même est à prendre avec précaution (aucun registre ne l’attestant) tant elle s’inscrit dans l’histoire nationale vietnamienne. 1858 est, en effet, l’année où officiellement les Français prirent pied en Annam et s’y taillèrent une parcelle d’empire. De facto, sa naissance, peut ainsi être interprétée comme le signe de son karma. Sa filiation, encore plus obscure, est faite d’une succession de malheurs qui sont, à bien y regarder, eux-mêmes des raccourcis de la période qui suit l’ébranlement du monde que connaît le Việt Nam des années 1860-1890.
L’on connaît de son arrivée au monde au moins cinq récits dont aucun ne recoupe tout à fait les autres. Quoi qu’il en soit, qu’il fût fils d’un mandarin du Quảng Yên1 ou d’un pauvre bougre métis sino-vietnamien employé comme manouvrier2 et d’une paysanne du Yên Thâ qui finit dévorée par un tigre, quelques fussent ses origines, elles dressent le portrait d’un enfant marqué par un destin violent, mis en parallèle à celui de son pays, incarnation des années de sang qui dévastent le Bắc Bộ.

Destin qui n’est pas sans faire penser à celui d’un autre patriote, Nguyễn Ái Quốc devenu… Hồ Chí Minh, dont l’héroïsation – du révolutionnaire à l’icône – est aujourd’hui mieux connu grâce à la biographie que Pierre Brocheux lui a consacrée3.

Pourquoi Hoàng Hoa Thám est-il devenu un héros national ? Simplement parce que, comme tous les héros, il exemplifie les idéaux politiques du moment – ici celui du temps colonial – tant bien même qu’il connut des expériences diverses, parfois pour le moins ambivalentes.

Cependant, ces variations ne comptent finalement pas, la plasticité fonctionnelle du héros lui permettant de survivre aux accidents de l’histoire, de recevoir de nouvelles missions, de changer de partisans et, cas limite, de les cumuler. Ce sont précisément les divers aspects de sa vie qui fournissent la matière à tisser la légende qui est, rappelons-le, « un récit à caractère merveilleux, ayant parfois pour thème des faits et des événements plus ou moins historiques mais dont la réalité a été déformée et amplifiée par l’imagination populaire ou littéraire. »
Héros national, dont l’ambiguïté traduit le complexe des situations coloniales décrites par Balandier. Petit gardien de buffle du Yên Thâ, le jeune homme reconnu pour sa force, son courage et son intelligence allait devenir un redoutable chef de clan et un farouche opposant à la France lorsque ses représentants vinrent à gêner ses affaires.
Sa révolte se confond aussi – et ce n’est pas incompatible, l’on peut être à la fois rebelle et patriote – avec celle du mouvement Cần Vương, étudié par Charles Fourniau.

C’est ainsi que celui que les coloniaux avaient baptisé le « tigre du Yên Thâ » tint tête, avec une réputation d’invincibilité quasi surnaturelle, « pendant un quart de siècle à des troupes françaises vingt fois supérieures en nombre aux siennes », personnifiant les « insaisissables pirates » du Tonkin qui firent la joie des imagiers d’Épinal.

Dans la légende coloniale – car il y en eut aussi – Đề Thám qui fit tant courir les troupes françaises et les supplétifs locaux, du colonel Galliéni au grand mandarin Hoàng Khao Khai, à la manière d’un « Robin des Bois annamite » ou d’un héros d’Alexandre Dumas transposé au Tonkin et armé d’un pistolet Mauser et d’une carabine Winchester (p. 47). Indéniablement, cet homme peu commun figure en bonne place dans la bibliothèque impériale au rayon littérature coloniale et carnets de route des militaires. À la manière d’un Samory Touré « indochinois », il personnifia aussi pour les Français comme pour les « Annamites » l’esprit de résistance des Vietnamiens.

4 Voir, à ce sujet, Gilles de Gantès et Nguyên Thi Phuong Ngoc (eds.), Vietnam le moment moderniste. (...)
4
Si son origine modeste ne le place pas dans la lignée d’un Lê Lợi ou des sœurs Trưng enfants d’aristocrates et propriétaires fonciers, il incarne néanmoins ces héros populaires qui surent se lever contre l’ennemi. De plus, dans un Việt Nam où les lettrés modernistes intériorisent les enseignements des Lumières et ceux d’un marxisme encore balbutiant, Hoàng Hoa Thám à tout pour incarner la patrie en armes, celle du soldat-paysan combattant – encore et toujours – l’envahisseur, qu’il soit chinois, mongol, cham ou français.

Symbole de la résistance populaire vietnamienne, Hoàng Hoa Thám paysan rebelle aux méthodes musclées, s’inscrit dans un mouvement plus large, celui de la résistance des Lettrés (Cần Vương). Et contrairement aux principaux chefs de guerre de celle-ci, presque tous des mandarins de hauts rangs, Hoàng Hoa Thám, qui fit du Yên Thâ un repaire quasi imprenable – à la manière, quarante ans plus tard d’un Hồ Chí Minh, était un homme du peuple, un paysan en arme.

On comprend, dès lors, dans l’idéologie développée par Nguyễn Ái Quốc, l’importance symbolique que revêtit Đề Thám.

L’héroïsation de sa lutte s’inscrit dans un moment (1905-1908) qui voit les Lettrés réformistes remettre en cause l’ordre bureaucratique confucéen, accusé d’incurie, de s’être prêté à la collaboration d’État avec l’administration coloniale et paré de la lourde responsabilité de l’occupation française.

Hoàng Hoa Thám, aussi ambivalent soit-il, pouvait ainsi entrer au panthéon de l’histoire contemporaine vietnamienne pour ses réels talents de chef de guérilla et du fait même de sa condition sociale. L’homme pouvait ainsi assurer la jonction entre la résistance patriotique à l’occupation française (Cần Vương) et les luttes « modernes » contre la machine coloniale, de la Ligue Duy Tân jusqu’au front patriotique du Việt Nam Ðộc Lập Ðồng Minh Hội (Việt Minh).

Entre tradition et modernité, Hoàng Hoa Thám incarne un tournant, articulant autour de sa personne une façon de combattre qui emprunte à la tradition mais, aussi, préfigure les trois guerres d’Indochine à venir.

Enfin, il incarne aussi les résistances modernes à la colonisation du début du xxe siècle4, seuil d’émergence des nationalismes d’Asie du Sud-Est.

6314 De tham
6314 De tham

L’histoire de Hoàng hoa Tham est assez bien connue, en grande partie parce qu’il a été mis en valeur par les communistes VN à cause de ses origines , il semble qu’il ait été un pur prolétaire , bouvier dans sa jeunesse et illettré , la figure idéale du combattant socialiste . Sa figure contraste absolument avec celle des lettrés ( que les communistes par idéologie détestaient ) qui avaient mené la plupart des insurrections du mouvement Cân vuong . Ces soulèvements se sont passés sur une longue période :300px-Chieu_Can_Vuong.jpg
Toàn văn Chiếu Cần Vương.

Nghĩa hội Quảng Nam của Nguyễn Duy Hiệu
Khởi nghĩa Hương Khê (1885-1895) của Phan Đình Phùng, Cao Thắng ở Hương Khê, Hà Tĩnh.
Khởi nghĩa của Nguyễn Xuân Ôn ở Nghệ An
Khởi nghĩa Ba Đình (1886-1887) của Đinh Công Tráng, Phạm Bành ở Nga Sơn, Thanh Hóa.
Khởi nghĩa của Mai Xuân Thưởng ở Bình Định.
Khởi nghĩa Hùng Lĩnh (1886-1892) của Tống Duy Tân ở Bá Thước và Quảng Xương, Thanh Hóa
.Khởi nghĩa Bãi Sậy (1885-1889) của Nguyễn Thiện Thuật ở Hưng Yên
Phong trào kháng chiến ở Thái Bình–Nam Định của Tạ Quang Hiện và Phạm Huy Quang,
Khởi nghĩa Hưng Hóa của Nguyễn Quang Bích ở Phú Thọ và Yên Bái.
Khởi nghĩa Sông Đà (1885-1892) của Đốc Ngữ (Nguyễn Đức Ngữ) ở Hòa Bình.
_Le Dê tham a été le dernier ( pas empereur ) mais résistant d’envergure . Son territoire le Yên thê’ n’était qu’à 60 km au NE de Hà nôi Il a été longtemps pourchassé par les colonialistes dont Lyautey et Galliéni , c’est dire ses talents militaires et la menace qu’il représentait .
http://www.acvr-asso.fr/resources/Ho$C3$A0ng+Hoa+Th$C3$A1m+pdf.pdf .
Avec sa mort , la résistance militaire cessait temporairement . Le VN semble pacifié , les colonialistes pouvaient le mettre en valeur pour l’exploiter . Il n’ y aura plus que des soulèvements mineurs sporadiques , avertissements qui furent ignorés par les colonialistes mais annonciateurs de la grande explosion de 1945 [J.Guesde lançait déjà en 1883 :Vous croyez tenir le Tonkin , c’est lui qui vous tient . Il ajoutait 80 ans avant Dên biên phu :ce sera le cas jusqu’au jour où il retrouvera sa liberté .]

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