Chaque jour, des cartes postales disparaissent : oubliées, jetées, ou détruites par le temps ou les héritiers.
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Les partisans, alliés méconnus
Au Vietnam, les partisans désignaient des Vietnamiens favorables à la France et aux colons. Issus le plus souvent de minorités ethniques, ils contestaient le pouvoir des mandarins et des notables vietnamiens, qui dominaient alors le pays.
Marginalisés et méprisés, ces groupes, parce qu’ils représentaient une minorité, subissaient une double exclusion : dévalorisés socialement, ils n’avaient pas les mêmes droits que l’ethnie dominante, notamment celle du Tonkin (Nord du Vietnam).
La situation était encore plus précaire dans les régions montagneuses proches de la Chine. Ces zones, peuplées de minorités ethniques, étaient régulièrement la cible de razzias et d’enlèvements perpétrés par des seigneurs de guerre chinois. Les mandarins et notables vietnamiens, souvent impuissants ou indifférents, ne les protégeaient plus.
L’arrivée des Français changea la donnee : en soutenant ces minorités, les colons gagnèrent leur loyauté. Les partisans, reconnaissants, devinrent des alliés précieux. D’ailleurs, on les reconnaît souvent sur les photographies d’époque à leur pull marin rayé, symbole de leur engagement aux côtés des Français.

Un prix à payer : sacrifices et reconnaissance
Comme dans toute lutte armée, il y a des blessés et des morts. Les partisans n’ont pas été épargnés : ils ont payé cher leur loyauté. Le capitaine Péri a immortalisé ces victimes en photos, tandis que Dieulefils n’a pas hésité à en faire des cartes postales. L’objectif ? Montrer que les Français bénéficiaient de soutiens au sein de la population locale, une propagande aussi stratégique que symbolique.
Par ailleurs, il est probable que ces partisans recevaient des subsides en échange de leur alliance. Ces aides leur permettaient de nourrir leur famille, d’acheter du bétail ou des semences, et ainsi de survivre dans un contexte souvent hostile. Une contrepartie bien modeste face aux risques encourus…



Carte de Pierre Dieulefils




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Chaque jour, des cartes postales disparaissent : oubliées, jetées, ou détruites par le temps ou les héritiers.
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Vous les attendiez… Les voici !
Les clichés oubliés du capitaine Péri sur la bataille du Yen Thé (1909) sont en ligne. 80+ images à ne pas rater
Nous vous proposons de revivre ce court séjour entre photographies, ouvrages et cartes postales.
Un voyage marqué par la diversité des paysages et des ambiances.
Lors de l’exposition de Saint Nazaire, le jury a formulé deux remarques pertinentes :
Les combinaisons de couleur rendent parfois la lecture difficile, certains textes pourraient gagner en clarté et en accessibilité.
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