Chaque jour, des cartes postales disparaissent : oubliées, jetées, ou détruites par le temps ou les héritiers.
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1953, Journal "Le monde"
Selon l’envoyé spécial de l’Associated Press, le général Salan, qui a décidé de faire surgir un second Na-San au Laos pour briser l’offensive vietminh, a choisi à cet effet la petite ville de Xieng-Kouang, à 450 kilomètres au sud-est de Hanoï et à 150 kilomètres au sud de Sam-Neua et à l’est de Louang-Prabang.
Xieng-Kouang présente deux avantages : la ville est située sur les deux voies de pénétration normales des assaillants, l’axe nord-sud, par Sam-Neua, et l’axe est-ouest, par la R.C. 7, en direction de Louang-Prabang. En outre elle commande une vallée qui traverse le plateau du Tran-Ninh, qui paraît à l’état-major de Hanoï le meilleur terrain de bataille, cette savane se prêtant à l’intervention de l’artillerie et de l’aviation.
Xieng-Kouang ne dispose actuellement que d’un petit aérodrome, mais il est bien situé, et l’on procède à d’importantes installations. Il sera bientôt en état de recevoir de gros appareils.
Une attaque vietminh dans cette région, fait observer l’envoyé spécial de l’Associated Press, serait la première opération de guerre depuis 1830, année ou le dernier roi de Xieng-Kouang fut emmené à Hué pour y être décapité.
L’histoire est passée et la région de Xieng Kouang fut terriblement marquée par la guerre secrète et on peut encore apercevoir les énormes cratères causés par les bombardements américains.
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Chaque jour, des cartes postales disparaissent : oubliées, jetées, ou détruites par le temps ou les héritiers.
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