Cette publication marque un tournant pour Cartacaro.
Au fil de mes recherches, les photographes sont devenus de plus en plus présents. C’est dans cette direction que Cartacaro va désormais poursuivre son chemin.
En décembre 1936, le conservateur d’Angkor, Maurice, Glaize (1886-1964), rapporte une nouvelle inédite : "Le nommé Chhit-Lat du Phum Kuk Thnot, est venu déclarer qu’à la suite d’un rêve où le bouddha lui était apparu, lui prescrivant de le délivrer de la terre qui l’étouffait et des pierres qui l’écrasaient, il s’était rendu tout droit au terre-plein central du Mebon et là, creusant à 1 m environ de profondeur, avait mis au jour une portion de tête, d’épaule et deux mains d’une statue colossale en bronze. Rendu sur les lieux, les chercheurs de l’école française de l’Extrême-Orient. (EFEO) constatent l’ampleur de la découverte. Le buste d’un grand VISHNOU de bronze est bientôt dégagé du puits central du temple. Il apparaît figuré en position couché selon une représentation bien connue de l’art Khmer où, allongé sur le serpent Ananta, le dieu sommeille, à la suite de la destruction de l’univers. À son réveil, au cœur d’un lotus émanant de son corps, le dieu Brahma se manifeste et énonce les Veda, fondements spirituels de la nouvelle création.
Exposée au musée national du Cambodge et célébré dans le monde entier, comme le chef-d’œuvre de l’art Khmer du bronze, cette statue de Vishnou a bénéficié d’une coopération exceptionnelle entre le musée national du Cambodge, l’école française Extrême-Orient (’EFEO), le centre de recherche de restauration des Musée de France (C2RMF) et le Musée Guimet. Etudiée par les scientifiques du C2RMF et ses collaborateurs, avant d’être restaurée au laboratoire Arc Antique de Nantes, la sculpture accompagnée d’importants fragments retrouvés avec le buste, est présentée pour la première fois dans son aspect le plus complet possible à l’occasion de cette exposition.

Musée national des arts asiatiques
Guide de visite
Photo Thierry Olivier pour le musée Guimet
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Chaque jour, des cartes postales disparaissent : oubliées, jetées, ou détruites par le temps ou les héritiers.
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